Éducation musicale et handicap sensoriel 

Le Journal de Recherche en Éducation Musicale (JREM) lance un appel à contribution pour son numéro thématique “Éducation musicale et handicap sensoriel”, consacré plus particulièrement au public malentendant/sourd et malvoyant/aveugle.

Depuis la loi du 11 février 2005, les concepts de handicap, d’inclusion on encore d’accessibilité sont de plus en plus représentés, que ce soit dans les cadres légaux et juridiques mais aussi dans les politiques publiques. Plusieurs institutions, en particulier l’Éducation Nationale, s’emparent également de ces questions. Par ailleurs, un certain nombre de travaux scientifiques menés notamment en sciences de l’éducation, en psychologie et en neurosciences, décrivent l’importance de l’apprentissage de la musique dans le développement cognitif, social et affectif des enfants malentendants/sourds ou malvoyants/aveugles, mettant particulièrement en relief l’impact de la pratique musicale sur les habiletés langagières.

Au travers des contributions qui seront soumises, il s’agit d’interroger la place de la culture musicale dans l’éducation des personnes en situation de handicap, et plus particulièrement les situations d’enseignement-apprentissage mises en œuvre pour rendre la pratique musicale accessible à ces publics.

Dans une approche pluridisciplinaire, l’enjeu de ce numéro consiste à faire le point sur les recherches et les pratiques actuelles afin d’enrichir la réflexion sur l’action éducative et pédagogique, les vecteurs de transmission qui visent à favoriser l’accès de ces personnes en situation de handicap aux pratiques musicales.

Modalités de la soumission

Les auteur.e.s sont invité.e.s à envoyer une proposition de résumé de la contribution (300 mots), accompagnée d’un titre et de mots-clés, ainsi qu’une courte biographie précisant la fonction occupée et éventuellement l’affiliation universitaire. La proposition est à adresser à l’attention du comité éditorial (adresse mail : revueJREM@gmail.com) avant le 30 septembre 2020.

Les auteur.e.s dont la contribution aura été retenue par le comité de rédaction seront invité.e.s à soumettre un article complet pour le 28 février 2021. L’article sera soumis de manière anonyme à une double expertise. La publication est prévue pour l’automne 2021.

Parution: « Le français langue étrangère, entre formation et pratiques. Construction de savoirs d’ingénierie didactique » de Véronique Laurens
 
Toute personne se destinant au métier d’enseignant de FLE peut suivre à un moment de son parcours une formation dédiée à la méthodologie de l’enseignement afin d’acquérir des savoirs et des savoir faire propres à l’outiller sur le plan réflexif et technique pour apprendre à enseigner la langue. Qu’advient-il des savoirs travaillés en formation dans les pratiques effectives d’enseignants de FLE ? Comment se construisent les savoirs professionnels de l’enseignant sur le plan de l’ingénierie didactique ? Ces questions sont à la base de la réflexion à laquelle cet ouvrage propose de contribuer. La formation à la méthodologie de l’enseignement est envisagée à partir d’une modélisation didactique, la trame méthodique repère (TMR), présentée comme outil de conception d’unités didactiques et comme outil de formation des enseignants. L’analyse proposée de la construction des savoirs, dans la circulation entre formation et terrain, constitue ainsi une voie d’accès à la compréhension de ce qui est en jeu dans l’entrée dans le métier d’enseignant de FLE sur le plan de l’ingénierie didactique. 
 
 
Le livre sera annoncé sur le site de l’éditeur à partir du 16 juillet, et il sera possible de le commander en ligne ou en librairie (cf. https://didierfle.com/).
 
Détails techniques de l’ouvrage
Collection : Langues et didactique
Titre : Le français langue étrangère, entre formation et pratiques
NUART : 4116017
ISBN : 9782278088393
 
Commandes en ligne : 
 
Une version e-book sera également disponible à partir du 16 juillet  (sur toutes les librairies en ligne).
 
 
Véronique Laurens, site professionnel

Parution: « Les pratiques des enseignants en formation initiale : la construction des savoirs, les gestes didactiques et l’alternance des langues en classe d’allemand et d’anglais à l’école primaire » de Slavka Pogranova

Ce livre décrit la construction des savoirs, les gestes didactiques et l’alternance des langues de futurs enseignants primaires genevois. Il montre qu’enseigner l’allemand et l’anglais, c’est débuter l’enseignement par des actes de parole insérés dans les dialogues. Enseigner l’allemand et l’anglais, c’est utiliser une diversité de gestes. En anglais, cela se traduit par la recherche d’une réflexion métalinguistique lors des moments d’institutionnalisation, et en allemand, par la continuité du travail scolaire lors de la création de la mémoire didactique. Enseigner l’allemand et l’anglais, c’est alterner les langues avec des fonctions précises facilitant le passage d’une langue à une autre.

Voir la 4ème de couverture

Pogranova, S. (2020). Les pratiques des enseignants en formation initiale : la construction des savoirs, les gestes didactiques et l’alternance des langues en classe d’allemand et d’anglais à l’école primaire. Berlin : Peter Lang.

Le prochain séminaire d’actualité de l’ARCD se tiendra à l’Université de Nantes, les 27 et 28 janvier 2021. Il portera sur les Apports réciproques des différentes approches didactiques à la question de l’évaluation.

Vous trouverez le détail de cet appel à communication sur le site de l’ARCD :

 Séminaire d’actualité de l’ARCD

 

Depuis le 17 juin dernier, une toute nouvelle revue de recherche intitulée Didactique a officiellement été lancée! (Un compte-rendu du lancement est désormais disponible sur Actualités UQAM).

Pour le tout premier numéro, le comité de direction de la revue a choisi de donner à la communauté de recherche en éducation l’occasion de définir et de circonscrire le concept de didactique : son histoire, son étendue, ses limites, sa fonction et ses possibilités. Un premier numéro thématique, publié en libre accès sur le site web, tente donc d’apporter des éléments de réponse à la question : « Qu’est-ce que la didactique? ».

Le comité éditorial de la revue Didactique invite les auteurs à soumettre un article pour un prochain numéro (non-thématique), dont la publication est prévue pour 2021. Didactique publie les textes qui présentent des résultats de recherches théoriques, empiriques ou de recherches-développements, les recensions d’écrits systématiques, ainsi que la présentation d’outils, de méthodes ou de techniques potentiellement utiles à l’avancement de la recherche en didactique.

Si vous êtes intéressés à publier dans ce numéro, veuillez consulter la section Pour les auteurs du site web de la revue, de laquelle vous pourrez télécharger le gabarit d’écriture et obtenir davantage d’information sur le processus de soumission. Les manuscrits doivent être soumis via la plate-forme en ligne de la revue. Vous pouvez également communiquer avec le comité éditorial si vous êtes intéressés à contribuer en tant que réviseurs.

 

Patrice Potvin, directeur de la revue Didactique

La Journée d’étude GRAFE sur les Langues d’origine et langues d’enseignement : passages et frontières qui devait avoir lieu le 27 mars 2020 a été reportée au 11 février 2021 en raison de la pandémie de COVID-19.


JOURNÉE D’ÉTUDE GRAFE

LANGUES D’ORIGINE ET LANGUES D’ENSEIGNEMENT :

PASSAGES ET FRONTIÈRES

Jeudi 11 février 2021 9h-17h25

Organisation: Diane Boër, Joaquim Dolz, Aurélie Mermoud, Carla Silva-Hardmeyer

Voir la page de l’évènement

2e Biennale romande de la Recherche en Éducation Physique

Thème : «Les différences entre élèves en éducation physique : un regard à 360 degrés !»

 

Appel à communications

Les chercheur·se·s, les enseignant·e·s, et tous les autres professionnel·le·s de l’éducation physique en Suisse et à l’international sont invité·e·s à participer ou soumettre leurs propositions de communication pour cette 2e biennale centrée sur les différences entre élèves en éducation physique.

Le congrès était initialement prévu le 20 novembre 2020. À cause du COVID-19, il a dû être repoussé. Il aura finalement lieu le vendredi 21 mai 2021, dans l’enceinte de la Haute École Pédagogique du canton de Vaud située à Lausanne.

Toutes les soumissions doivent être envoyées pour le 1er février à l’adresse suivante: biennale2021@hepl.ch

Voir l’appel à communications  Voir la page de l’évènement

Planifier son enseignement au secondaire

Auteures : Nancy Granger, Liliane Portelance, Geneviève Messier

https://www.editionsjfd.com/secondaire

 

Enseigner les langues étrangères requiert un grand nombre de savoirs et compétences à mobiliser simultanément. L’enseignant doit maîtriser non seulement la discipline (langue, linguistique, littérature) [1], mais aussi la langue comme outil de communication et d’action dans des contextes d’utilisation divers (séjours de longue durée, voyages, contacts personnels ou professionnels, etc.), et bien sûr dans son activité professionnelle en classe. La langue se trouve être à la fois la matière enseignée et le vecteur permettant sa transmission. Quant aux élèves, il s’agit pour eux d’acquérir non pas seulement un savoir sur la langue mais des compétences (savoir-faire) pour communiquer dans différents contextes, en fonction du niveau visé et des besoins anticipés. Dans le contexte actuel, une grande importance est accordée aux compétences plurilingues et pluriculturelles, permettant le dialogue au-delà des frontières linguistiques, que ce soit en Suisse, en Europe ou dans le monde, et bien sûr au sein même des classes, pour la plupart multiculturelles. Le détail des objectifs d’apprentissage et des compétences à développer chez les élèves est décrit dans le CECR (2002), et repris dans le PER, entre autres. Ces outils offrent un cadre commun pour l’élaboration de curriculums, de manuels ou encore d’évaluations certificatives et orientent les activités d’apprentissages conduites dans les classes.

 

Qu’en est-il des objectifs pour les enseignants ? Quelles compétences doivent-ils développer ? Pendant la phase d’enseignement, il s’agit d’assurer une transposition didactique adéquate, en tenant compte de nombreux paramètres didactiques et pédagogiques spécifiques à chaque classe. Ces paramètres transdisciplinaires sont généralement listés dans les référentiels de compétences propres aux institutions de formation d’enseignants en Suisse ou ailleurs. De surcroit, Il existe de nombreux documents internationaux développés spécifiquement pour les langues étrangères, comme par exemple le Porfolio européen pour les enseignants en langues en formation initiale (Newby et al., 2007). Récemment une équipe de chercheurs du centre européen pour les langues vivantes (CELV) a entrepris de réunir toutes ces ressources dans un guide en ligne (Bleichenbacher et al., 2019). L’objectif est de mettre en évidence comment ces documents cadres définissent et présentent les compétences langagières, comment ils sont utilisés dans la pratique et quelles compétences pourraient être développées pour mieux répondre aux besoins de l’éducation aux langues en Europe [2]. Dans le cadre suisse, des profils de compétences langagières spécifiques à la profession des enseignants de langues étrangères ont été développés. Sur la base d’une analyse des besoins langagiers (Long, 2005), les descripteurs indiquent ce que l’enseignant doit pouvoir comprendre et communiquer en langue cible lors des différentes phases de l’enseignement (préparer, diriger, évaluer, établir des contacts externes et se former). Ces profils sont recommandés par des organes de gouvernance éducative comme la CDIP et swissuniversities, et certaines institutions de formation des enseignants sont déjà en phase d’implémentation. La HEP | PH Fribourg, par exemple, a intégré les profils dans un contexte spécifique, celui de l’auto-évaluation d’un stage obligatoire en classe de langue étrangère.

 

Lukas Bleichenbacher (professeur en didactique des langues étrangères, PH-SG) a coordonné le projet du guide du CELV ainsi que les Profils Suisses, initialement développés par les membres du centre pour les compétences langagières des enseignants (CCLE). Il répond à nos questions :

1. Qu’est-ce qui vous a personnellement motivé dans le projet du guide des compétences enseignantes pour les langues ?

J’ai toujours été un apprenant de langue très motivé et particulièrement intéressé par les différentes façons dont les langues premières et étrangères sont acquises, apprises et utilisées par diverses personnes, même au sein d’une même famille. Suite à ma formation initiale d’enseignant, je me suis passionné pour les questions en lien avec les compétences professionnelles des enseignants de différentes langues. J’ai eu la chance d’être formé à une époque où ces domaines faisaient l’objet d’excellentes recherches. Au CELV, j’ai eu le privilège de coordonner les efforts conjoints d’experts de haut niveau dans le domaine des compétences enseignantes. Je trouve que c’est très inspirant de trouver un équilibre entre théorie, pratique, politique linguistique et diffusion des connaissances. Cependant, ce que j’apprécie le plus est le fait que de tels projets sont ancrés dans la vie réelle et concernent tous les apprenants, quel que soit leur niveau. Ils s’efforcent de concevoir l’apprentissage des langues dans un contexte éthique plus large, aussi difficile que cela puisse être.

2. Les compétences langagières sont étroitement liées aux contenus véhiculés, que ces derniers relèvent de la matière enseignée, de principes didactiques ou pédagogiques. Dans quelle mesure des descripteurs de compétences linguistiques et communicatives offrent une plus-value par rapport aux descripteurs de compétences enseignantes plus généraux ?

À mon avis, la valeur de tout descripteur est étroitement liée aux usages que l’on peut en faire, que ces usages soient prévus par les concepteurs ou non. Une approche simple et pratique pour les exploiter consiste, me semble-t-il, à définir ce que l’on attend des enseignants en formation dans l’exercice de leur profession, pour qu’ils puissent prendre conscience du chemin à parcourir. A la base, ces descripteurs ont été pensés comme des descriptions de compétences, c’est-à-dire qu’ils rendent compte des pratiques enseignantes clés observées sur le terrain. Utiliser ces mêmes descripteurs pour évaluer les enseignants en formation est nécessaire, mais bien plus complexe.

Dans notre travail au CELV, nous sommes convaincus que pour profiter au maximum de descripteurs, il faut qu’ils soient associés à des compétences plus générales. Ces dernières permettent aux enseignants de différentes matières d’apprécier ce qu’ils ont en commun, et donc de favoriser la coopération transdisciplinaire dans les HEP et sur le terrain. Pour ce qui concerne les activités de formation spécifiques aux matières enseignées, des descripteurs liés à la discipline et adaptés au contexte (par exemple, pour la formation initiale par opposition à la certification ou à la formation continue) sont souvent nécessaires. Si vous ajoutez la langue au tableau, cela devient plus compliqué. Chaque enseignant doit pouvoir s’exprimer de manière professionnelle pour transmettre sa matière de façon adaptée et compréhensible (par exemple, pour préparer son enseignement ou pour interagir avec les apprenants). Ces compétences spécifiques doivent donc être définies conjointement par des experts en langue et par des experts dans les matières concernées. C’est ce que nous avons réalisé au cours de notre projet pour le guide du CELV. Nous avons également observé que les enseignants auront très probablement besoin d’un tronc commun focalisant sur les connaissances métalinguistiques et métaculturelles, tout comme c’est déjà le cas pour certaines compétences numériques ou encore la psychologie des apprentissages. En résumé, le meilleur chemin consiste à mes yeux à combiner les compétences générales et spécifiques – et surtout, à développer des outils pour la formation des enseignants qui donnent vie à ces descripteurs.

3. Comment les profils de compétences langagières spécifiques à la profession des enseignants de langues étrangères (Profils Suisses) pourraient être utilisés dans les HEP Suisse ?

Depuis leur première publication en 2014, les profils ont été exploités de diverses manières en Suisse et à l’étranger. Les professeurs et formateurs des HEP les ont utilisés pour analyser leurs programmes et pour évaluer si la formation pratique (stage dans les domaines spécifiques) était adaptée et suffisante. Les profils peuvent aussi servir de base pour l’élaboration de cours, aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. Par exemple, mes collègues de la HEP de Saint-Gall, responsables de l’introduction à la didactique des langues étrangères, insistent sur la réflexion et l’auto-évaluation des étudiants. Ces derniers utilisent la plateforme en ligne https://profils-langues.ch/fr pour ensuite partager leurs résultats et leurs défis avec les formateurs. Le même outil peut également être utilisé par les professeurs afin d’obtenir une vue d’ensemble des compétences d’une volée d’étudiants. 

Alors que les programmes de formation sont de plus en plus orientés vers les besoins spécifiques de la profession enseignante, nous constatons un intérêt croissant pour les tests de langue spécialisés dans les professions visées. Nous nous réjouissons à ce sujet de la publication d’un test linguistique professionnel complet pour les enseignants du primaire en français langue étrangère prévu cet automne. Cet outil est développé conjointement par le CCLE et des collègues de diverses HEP. Il semble que de nombreuses formations d’enseignants attendent avec impatience ce qui pourrait devenir un certificat de langue spécifique à la profession (sur la base des Profils Suisses). Développer et exploiter une certification en lien avec la maitrise de la langue professionnelle constitue un enjeu complexe et parfois même controversé, ce dont mes collègues du CCLE et moi-même sommes pleinement conscients. Heureusement, nous avons pu progresser dans la clarification de certaines notions théoriques importantes, mais aussi dans le développement d’outils pratiques utiles, et nous serons heureux de présenter ce projet prochainement et de poursuivre son développement dès l’année prochaine.

 

Pour terminer, il nous semble important de signaler un aspect clé relevé dans les conclusions du projet CELV, à savoir celui de la dimension langagière non seulement des langues étrangères mais aussi de nombreuses matières enseignées. Il est clair que pour s’approprier une matière comme l’histoire ou les sciences naturelles, il faut comprendre et pouvoir utiliser le langage qui la décrit. Cela peut concerner aussi bien le vocabulaire utilisé, la structuration du discours, ou encore les différents genres impliqués. De plus, l’ancrage d’une discipline dans un contexte historique et culturel implique également que des compétences interculturelles soient développées. Les langues sont alors perçues comme des compétences transversales dans l’enseignement des matières, au même titre que la compétence interculturelle (Bleichenbacher et al., 2020, p.3).

En ce sens, avoir à disposition des descripteurs permettant de décomposer les compétences à acquérir en composantes distinctes, identifiables et évaluables permet une meilleure visibilité de ce qu’il faut développer et maitriser. Cela dit, il ne faut pas oublier que les différentes dimensions des compétences enseignantes sont étroitement liées et sont mobilisées simultanément. Si l’on considère par exemple l’objectif suivant : « peut introduire un thème grammatical à l’aide d’un contexte sensé (exemples en guise d’illustration) » (Profils Suisses, 2.10), on y trouve des compétences linguistiques (le niveau de langue permettant d’accomplir la tâche), mais aussi didactiques et pédagogiques (contextualisation de la langue, focalisation sur le sens avant la forme, méthode inductive, etc.). Si Lukas Bleichenbacher reconnait volontiers cette difficulté, il souligne que les enseignants qui ne possèdent pas les outils linguistiques nécessaires auront tendance à éviter les gestes didactiques et pédagogiques qui les mettent en difficulté. En ce sens, l’un ne va pas sans l’autre et l’on ne peut occulter l’immense importance des compétences langagières dans l’enseignement, une profession étroitement liée à la communication.

 

Sandrine Onillon, HEP-BEJUNE & Barbara Tscharner, HEP Fribourg

 


[1] Cet aspect concerne les enseignant∙e∙s du secondaire uniquement, les enseignant∙e∙s du primaire disposant d’une formation de généralistes ne nécessitant pas d’études universitaires spécifiques aux branches enseignées.

[2] Les conclusions du projet ont donné lieu à une taxonomie des catégories de compétences des enseignants pour les langues dans l’éducation (Bleichenbacher et al., 2020).

 

Références et liens utiles

Bleichenbacher L., Goullier F., Rossner R., et Schröder-Sura A. (2019) Guide des compétences enseignantes pour les langues dans l’éducation. Conseil de l’Europe (Centre européen pour les langues vivantes). www.ecml.at/guidetoteachercompetences.

Bleichenbacher L., Goullier F., Rossner R., et Schröder-Sura A. (2020) Compétences enseignantes pour les langues dans l’éducation : conclusions du projet. https://www.ecml.at/ ECML-Programme/Programme2016-2019/TowardsaCommonEuropeanFrameworkof ReferenceforLanguageTeachers/ Inventory/tabid/3024/language/fr-FR/Default.aspx

Conseil de l’Europe (2005) Cadre européen commun de référence pour les langues. Apprendre, enseigner, évaluer. Paris: Didier. www.coe.int/lang-CEFR

Conseil de l’Europe (2018) Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer. Volume complémentaire avec de nouveaux descripteurs. Conseil de l’Europe. www.coe.int/fr/web/common-european-framework-reference-languages

Long, M. (2005). Needs Analysis in Second Language Learning.Cambridge: Cambridge University Press.

Newby, D. et al. (2007). Portfolio européen pour les enseignants en langues en formation initiale. Un outil de réflexion pour la formation des enseignants en langues. (PEPELF/EPOSA/EPOSTL). www.ecml.at/Resources/ECMLresources/tabid/277/ID/51/language/fr-FR/Default.aspx

Kuster et al. (2014)Profils de compétences langagières spécifiques à la profession des enseignant∙e∙s de langues étrangères. www.phsg.ch/fr/fachstelle-fuer-sprachkompetenzen; https://profils-langues.ch/fr

Multimodalité : quels enseignables pour quelle progression ?

Numéro R2LMM – Hiver 2021

Maud Lebreton & Vincent Capt, HEP-Vaud

Texte de cadrage

Délai pour l’envoi des résumés des contributions: 15 juillet 2020

vincent.capt@hepl.ch ; maud.lebreton-reinhard@hepl.ch