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16 novembre 2020: journée doctorale en didactique des SHS

16 novembre à 9 h 00 - 17 h 00

Quelles postures pour les recherches en didactiques des sciences humaines et sociales ?

Enjeux de l’éducation critique et émancipatrice

Journée doctorale – lundi 16 novembre 2020

HEP Vaud (salle à déterminer) – 09h00-17h00

 

Cette journée doctorale est ouverte aux doctorant·e·s de toutes les orientations disciplinaires 

Organisateur/trice·s : Nicole Durisch Gauthier, Nadine Fink et Alain Pache (HEP Vaud)

 

Intervenant·e·s :

  • Michèle Grossen (Université de Lausanne), « Questions socialement vives et travail de secondarisation »
  • Karel van Nieuwenhuyse (Université de Louvain), « Le sens et le non-sens de (la recherche sur) l’enseignement de l’histoire. Objectif, contenu, acteurs »

 

Problématique :

En raison des relations étroites qu’entretiennent les objets traités dans les disciplines des SHS et le monde social, ces dernièressemblent particulièrement vulnérables aux injonctions politiques et sociétales. On le constate, par exemple, dans l’introduction de nouveaux contenus d’enseignement liés à l’actualité telle la prévention de la radicalisation en Éthique et cultures religieuses, dans la focalisation sur certains aspects des plans d’études comme le développement durable ou le numérique, ou encore dans des débats très vifs à propos du passé et des enjeux mémoriels qui s’y rapportent. Outre la tentation de vouloir refroidir des objets d’une grande vivacité, le manque de recul par rapport à des transformations sociétales et à des situations de crise, ainsi qu’une attente très forte des pouvoirs publics pour des effets rapides sur le plan éducatif représentent possiblement un obstacle à une éducation critique et émancipatrice. La tentation est alors grande pour les concepteurs/trices de programme et pour les enseignant·e·s de vouloir imposer des codes de bonne conduite et/ou de prôner des bonnes pratiques au détriment du développement d’une réflexion critique et autonome.

Les chercheur·e·s en sciences humaines et sociales aussi sont confronté·e·s à la vivacité potentielle de leurs objets. L’accès au terrain pour le recueil de données peut s’avérer ardu et les contraintes sur les axes étudiés se multiplier. Comment les chercheur·e·s peuvent-ils/elles gérer les demandes sociales tout en maintenant leur esprit critique et leur indépendance ? Comment se détacher d’une doxa scolaire en termes de choix des objets de recherche qui sont possiblement considérés comme très, voire trop innovants par les décideur·e·s et les enseignant·e·s, par exemple dans le cadre de recherches-action ?

Par ailleurs, et de manière très générale, les chercheur·e·s doivent aussi faire façon de leurs propres valeurs ainsi que de leurs émotions : quelle posture adopter d’un point de vue personnel et scientifique lorsque ses valeurs et ses émotions entrent en résonnance ou en tension avec son objet d’étude ? Que faire lorsque le terrain nous « affecte » ? Quelle place à l’engagement personnel ? Quelle articulation entre engagement et démarche critique ? Comment rendre visible l’implicite ?

 

Pourront être abordées durant cette journée les questions suivantes :

  • Comment gérer le rapport du chercheur·e à son objet durant sa thèse ? Qu’en est-il de ses émotions et de ses éventuels engagements ? Comment expliciter ces aspects dans le travail lui-même ?
  • Comment faire façon de la doxa scolaire et sociétale et de ses carcans ? Comment faire des pas de côté ?
  • A quels types de pression sont soumis·e·s les chercheur·e·s par rapport à leurs objets d’études ?
  • Comment les doctorant·e·s vivent-ils/elles le fait que chacun·e a possiblement un avis sur les objets qu’ils/elles étudient ? Quelle délimitation entre recherche, « small talk » et sens commun sur des thématiques sociales ?
  • Quels outils théoriques peuvent être mobilisés pour décrire les différentes postures possibles ?

 

Références bibliographiques

  • Bautier, E. & Goigoux, R. (2004). Difficultés d’apprentissage, processus de secondarisation et pratiques enseignantes : Une hypothèse relationnelle.Revue Française de Pédagogie, 148, 89-100.
  • Cohen-Azria, C & Sayac, N. (Dir.) (2009). Questionner l’implicite. Les méthodes de recherche en didactiques (3). Paris : Presses universitaires du Septentrion.
  • Fabre, M. (2019). Éducation et (post) vérité. L’épreuve des faits. Paris : Hermann.
  • Olivier de Sardan, J.-P. (2008). La rigueur du qualitatif. Les contraintes empiriques de l’interprétation socio-anthropologique. Anthropologie prospective 3, Louvain-La-Neuve : Bruylant-Academia.
  • Simonneaux, J. (2019). La démarche d’enquête. Une contribution à la didactique des questions socialement vives. Dijon : Educagri.

 

Calendrier et appel à communication :

Appel à participation (ouvert à toutes et tous les doctorant·e·s) : délai d’envoi des propositions le 25 avril 2020

Publication du programme définitif :                                                  26 juin 2020

 

Les propositions de communication doivent contenir les éléments suivants :

  • Votre nom – affiliation institutionnelle – directeur-trice ou co-directeurs/trices de thèse – domaine de la thèse – titre de la thèse
  • Date du début – de fin prévue
  • Résumé du projet de thèse d’un maximum de 1’500 signes

Mise en lien avec la problématique de la journée d’un maximum de 500 signes.

Informations et envoi des propositions à: nicole.durisch-gauthier@hepl.ch

 

Formulaire d’inscription à la journée doctorale:

Détails

Date :
16 novembre
Heure :
9 h 00 - 17 h 00
Catégories d’Évènement:
, , ,

Lieu

HEP Vaud
Avenue de Cour 33
Lausanne, 1014 Switzerland
+ Google Map

Détails

Date :
16 novembre
Heure :
9 h 00 - 17 h 00
Catégories d’Évènement:
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Lieu

HEP Vaud
Avenue de Cour 33
Lausanne, 1014 Switzerland
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