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10 et 11 juin 2021: Colloque de clôture du projet 2Cr2D 2017-2020

10 juin 2021 à 9 h 00 - 11 juin 2021 à 16 h 30

Colloque de clôture du 2Cr2D

10 juin 2021, HEP Fribourg – Les doctoriales romandes : l’analyse didactique de l’action de l’enseignant.e

11 juin 2021, UNIFR – Journée des didactiques romandes du 2Cr2D: Présentation des résultats des projets de recherche dans les différents domaines didactiques


1. Les doctoriales du 2Cr2D – Journée doctorale sur le thème de l’analyse didactique de l’action de l’enseignant.e

Le 10 juin 2021 à la HEP de Fribourg

Descriptif

Bon nombre de doctorant.e.s en didactiques disciplinaires s’intéressent à l’action de l’enseignant.e dans leur travail de thèse. Agir, acte, activité, pratique, travail sont autant de termes susceptibles de désigner l’objet visé par la problématique de cette journée doctorale, selon le courant de recherche dans lequel on se situe. Ainsi, cet objet n’est toutefois pas l’apanage de la recherche en didactique. Il est également pris en charge par des chercheur.e.s se réclamant d’autres approches théoriques telles que la clinique de l’activité, le cours d’action, la didactique professionnelle, etc.

Le but de cette journée doctorale est de discuter et de questionner la spécificité du regard que portent les didactiques disciplinaires sur l’action de l’enseignant.e en tant qu’objet de recherche et de formation par rapport au regard porté par les autres approches. Comparaison et mise en perspective seront par conséquent les maîtres-mots de cette journée doctorale.

Florence Ligozat (Université de Genève), dans la conférence d’ouverture, tentera d’illustrer et de mettre en perspective cette spécificité. Des ateliers permettront ensuite auxdoctorant.e.s dont l’action de l’enseignant.e constitue l’essentiel ou une partie de leur recherche doctorale, d’exposer la façon dont elles et ils mènent leurs analysespuis de les confronter aux façons de voir et de faire de leurs collègues. Les doctorant.e.s qui ne travaillent pas sur l’analyse – didactique ou non – de l’action de l’enseignant.e bénéficieront d’un espace de présentations et de discussions qui prendra la forme d’une session poster. Une table ronde finale synthétisera et discutera les réponses au questionnement de la journée, à partir des retours des ateliers par des Grands témoins  et du contenu de la conférence d’ouverture.

Texte de cadrage

Dans les années 1960-70, les recherches menées dans le paradigme processus-produit avaient pour objectif d’analyser l’action de l’enseignant.e en classe à partir de catégories comportementales prédéfinies, puis de mesurer les apprentissages des élèves au moyen de tests de connaissance (Crahay, 2014) ou d’habiletés motrices en éducation physique (Piéron, 1993). La corrélation entre les fréquences des comportements de l’enseignant.e – le processus – et les scores des élèves – le produit  –  était supposée contribuer à l’identification des caractéristiques de l’enseignement efficace.

Dans les premières années de développement des didactiques (années 1970-80), les recherches se sont majoritairement centrées – en réaction au courant précédent ? – sur les apprentissages des élèves, indépendamment du travail de l’enseignant.e, ou sur le savoir en jeu, indépendamment des phénomènes de transposition internes dus à l’enseignant.e (Leutenegger, 2016 ; Tiberghien, 1985). Ces premières recherches visant essentiellement à produire et expérimenter des séquences d’enseignement (Amade-Escot, 2013), le travail « ordinaire » de l’enseignant.e a longtemps constitué un point aveugle des études didactiques. En ce sens, le « retour » du professeur sur la scène de la recherche a constitué une avancée significative dans la compréhension des phénomènes d’enseignement/apprentissage (Astolfi, 1993 ; Bautier & Goigoux, 2004 ; Brousseau, 1998 ; Chevallard, 1991). Appréhender l’action de l’enseignant.e dans la perspective de la didactique implique de situer l’activité d’enseigner dans un rapport entre des personnes, l’enseignant.e et les élèves, assumant des activités différentes mais complémentaires, médiatisées par un objet commun qui est le savoir (Schneuwly, 2012). C’est dans la prise en compte simultanée de ces trois sous-systèmes ou instances du système didactique que réside la spécificité des recherches didactiques (Chevallard, 2010 ; Reuter, Cohen-Azria, Daunay, Delcambre & Lahanier-Reuter, 2010 ; Schubauer-Leoni & Leutenegger, 2002).

Plusieurs modèles, systèmes de catégories ou descripteurs ont été proposés afin de décrire le travail de l’enseignant.e, les « gestes professionnels » qui le constituent, ses prescriptions, ses déterminants et ses orientations (e.g., Amigues, 2009 ; Bächtold, Boilevin & Calmettes, 2017 ; Bucheton & Soulé, 2009 ; Durand & Veyrunes, 2005 ; Goigoux, 2007 ; Lenzen, 2012 ; Ligozat, 2015 ; Ligozat, Lundqvist & Amade-Escot, 2018 ; Margolinas & Perrin-Glorian, 1997 ; Pastré, 2007 ; Ria, 2009 ; Schneuwly & Dolz, 2009 ; Sensevy & Mercier, 2007 ; Sensevy, Mercier & Schubauer-Leoni, 2000). Ils permettent de rendre compte des contraintes auxquelles l’enseignant.e est confronté et de l’ingéniosité qu’elle ou il déploie, tant dans les pratiques d’enseignement « ordinaires » que dans celles qui s’exercent sous le contrôle d’une ingénierie. Dans ce dernier cas de figure, les chercheur.e.s s’intéressent à comment le génie de l’ingénieur (le didacticien qui a conçu des situations d’ingénierie) est interprété par l’ingéniosité de l’enseignant.e (qui réinscrit plus ou moins habilement l’activité dans le contexte de sa classe) (Artigue & Perrin-Glorian, 1991 ; Carnus, Sauvegrain & Terrisse, 2002 ; Perrin-Glorian, 2011).

Lors de cette journée doctorale, nous identifierons et confronterons les modèles et outils utilisés en Suisse romande pour décrire l’action de l’enseignant.e et/ou analyser ses transformations. Nous observerons de quelle manière cette action est mise– ou pas  –en relation avec :

  • ses représentations, ses conceptions ;
  • l’action des élèves ;
  • les savoirs scolaires en jeu ;
  • les prescriptions du système scolaire dans lequel elle s’exerce, ou du système de formation dans lequel elle s’apprend ;
  • les outils, instruments, artefacts qu’elle mobilise ;
  • etc.

Cela nous amènera à nous questionner sur ce qu’apporte de spécifique ou de générique ce regard de la didactique par rapport aux autres courants ou approches de recherche, ainsi que sur l’intérêt éventuel de combiner l’analyse didactique avec d’autres types d’analyse de l’action de l’enseignant.e.

Comité de programme : Benoît Lenzen (Université de Genève), François Joliat (HEP-BEJUNE)

2. Journée des didactiques romandes du 2Cr2D – Présentation des résultats des projets de recherche dans les différents domaines didactiques

Le 11 juin 2021 à l’Université de Fribourg

Cette journée des didactiques romandes du 2Cr2D est actuellement en cours de préparation. Elle accordera une place importante à la présentation des résultats des projets de recherche qui ont été soutenus par le 2Cr2D dans ses différents domaines didactiques. Des informations sur cette seconde partie du colloque de clôture du 2Cr2D seront apportées ultérieurement, mais bloquez déjà cette date dans votre agenda !

Détails

Début :
10 juin 2021 à 9 h 00
Fin :
11 juin 2021 à 16 h 30
Catégories d’Évènement:
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Détails

Début :
10 juin 2021 à 9 h 00
Fin :
11 juin 2021 à 16 h 30
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